Ernesto Tito Puentes - El Alacran (La Boutique Productions, 2000)Le trompettiste ERNESTO TITO PUENTES (à ne pas confondre avec le percussionniste TITO PUENTE) joue la salsa en France depuis les années cinquante. C'était le mouvement PARIS LATINO car dans les soirées privées parisiennes en ce temps, c'est un orchestre jouant des airs cubains qui vous accompagne. Né à Cuba, ERNESTO TITO PUENTES participait à ces animations. Avant d'arriver en France, il crée à 17 ans son premier groupe et joue dans un célèbre club de la Havane. On peut dire qu'il a été à la bonne école car il a joué dans l'orchestre d'Arsenio RODRIGUEZ, dit "l'aveugle merveilleux". Aujourd'hui, ses talents de chef d'orchestre et d'arrangeur ne sont plus contestés. Et si le fait d'avoir accompagné les plus grands chanteurs du show-biz français lui a permis d'avoir un CV assez riche, son amour pour le Big Band et pour la salsa ne lui a jamais quitté.

Césaria Evora - Voz d'amor (Lusafrica / BMG, 2003)Elle possède un nom qui sera à jamais associé aux îles du Cap-Vert et à la "saudade" qu'elle interprète inlassablement dans les quatre coins du monde. Aujourd'hui, la chanteuse continue sa tournée marathon dans le monde entier et tous les jours, elle ressent les mêmes émotions de son début de carrière. La musique de Césaria Evora puise sa racine dans les sonorités traditionnelles de la morna et de la coladeira. Ces deux genres évoquent souvent les sentiments d'un peuple insulaire et de sa nostalgie du pays. Si Césaria chante la beauté de son pays natal, le Cap-Vert, c'est à la fois pour mieux parler de son pays ailleurs et pour revenir aux sources même de sa musique. Césaria Evora est incontestablement la première ambassadrice de la musique capverdienne. Elle a non seulement ce fabuleux don de véhiculer la culture capverdienne et de faire vibrer toute une salle mais sa générosité est tout aussi exemplaire.

Tama - Nostalgie (Real World / Virgin, 1999)Le nom de la formation TAMA - qui signifie en Bambara "marcher" ou encore "voyages" - reflète l'esprit même de la construction musicale du groupe. On retrouve ici des sonorités qui nous incitent à multiplier les rencontres et les découvertes. La composition de la formation TAMA est elle-même le fruit de la rencontre de trois musiciens aux origines différentes : le Malien TOM DIAKITE, le Guinéen DJANUNO DABO et le Britannique SAM MILLS. Mais TAMA est aussi une formation qui ne cesse de s'agrandir au gré des rencontres, comme l'arrivée dernièrement de la chanteuse malienne MAMANI KEITA. Si l'évolution de la musique africaine passe aujourd'hui nécessairement par la fusion, alors TAMA en est l'exemple type qui nous relate qu'il y a toujours quelque part une sorte d'espace où chaque individu, issu de cultures et de traditions différentes, peut s'exprimer et proposer un mélange universel qui respecte les différences et nous invite à se découvrir mutuellement.

Sam Mangwana - Cantos de Esperanca (Sono / Next Music, 2003)SAM MANGWANA est un géant de la Rumba congolaise. Il fait partie des rares artistes africains dont l'œuvre est qualifiée d'universelle tout en ayant une marque très personnelle, imprégnée de son parcours depuis sa tendre enfance en exil sur les propres terres de ses grands-pères. De cet exil familial, il a tiré un goût prononcé pour le voyage, les langues et une incroyable ouverture sur les autres cultures qu'il croise sur sa route. Passionné et passionnant, il suffit d'un bonjour et les qualités humaines de ce citoyen du monde ne vous laissent pas indifférentes. SAM MANGWANA, armée d'une voix exceptionnelle et d'un sens inouï pour la musique, n'est pas passé inaperçu dans le milieu de la Rumba congolaise. Alors, est-ce vraiment par accident si son chemin croisait celui de TABULEY et de Dr NICO ou encore plus tard celui de ROCHEREAU ?