Silvana Deluigi - Yo ! (Enja / Harmonia Mundi, 2004)Silvana Deluigi est née à Buenos Aires où elle a suivi des études de chant classique au Conservatoire National de Musique. Son parcours lui a mené à Paris en 1985 pour étudier au Conservatoire National des Arts Dramatiques. Remarquée par le bandéoniste Juan-José Mosalini, elle assura les premières parties du trio de ce dernier dès 1986 et a évolué dans la tradition du tango classique. Avec son premier CD "Tanguera", elle a commencé une recherche très personnelle sur les facettes cachées de cette musique merveilleuse. Son dernier album "Yo !" (Jo), réalisé en collaboration avec Kip Hanrahan, s'aventure vers une étape musicale plus avancée en explorant le dialogue entre les mots et les instruments du tango.

Ali farka Touré - Red & Green (World Circuit / Night & Day, 2004)Après l'enregistrement de l'album "Niafunké" en 1999, Ali Farka Touré a décidé de se consacrer entièrement à ses terres. Il fallait s'y attendre à cette décision car Ali n'a cessé de dire que sur ses papiers, c'est écrit artiste, mais en réalité, il est cultivateur. Cinq ans après, Ali Farka Touré parraine l'édition 2004 du " Festival Images et Paroles d'Afrique " en Ardèche. C'était l'occasion pour lui de rencontrer les agriculteurs de la région, mais aussi faire découvrir les réalités culturelles, artistiques, économiques et sociales des Africains. Aujourd'hui, Ali est un modèle pour toute la jeunesse africaine et il n'hésite pas à œuvrer à leur émancipation, comme il le dit souvent " le miel n'est pas bon dans une seule bouche ". Ali Farka Touré reste un des musiciens africains les plus appréciés à travers le monde, et jouit d'une extraordinaire notoriété. Une notoriété qu'il utilise pour le développement de sa commune et par extrapolation du continent africain.

Granmoun Lélé - Zelvoula (Marabi / Mélodie Distribution, 2003)Gramoun Lélé, de son vrai nom Julien Ernest Philéas, est décédé à 74 ans le 14 novembre 2004. Il était l'un des plus illustres ambassadeurs du "maloya", un genre musical ancré socialement dans la culture de l'ile de la Réunion. Fils d'un "Jako", danseur de rue traditionnel malabar-cafre (c'est à dire métis afro-indien) et d'une mère "bata-malgache", Gramoun Lélé se lance très tôt dans le maloya avec pour modèle son oncle Arsène Madia. Granmoun Lélé a gagné le respect de ses compatriotes et a laissé plus de 200 chansons, dont quelques unes ont été éditées sur 4 albums CD. Mais son vrai héritage est d'avoir permis aux réunionnais d'origine africaine de retrouver une identité et un lien avec leur Histoire. Pour cela, il n'est pas prêt de disparaître des cœurs des Réunionnais. Dans ce magazine, nous allons rendre hommage à une personnalité réunionnaise qui a su préserver l'originalité du Maloya. Cet entretien a été réalisé en créole lors de son passage à l'édition 2003 du Festival Musiques Métisses d'Angoulême.

Karim Ziad - Chabiba (Label Sauvage / Night & Day, 2004)Chabiba (Label Sauvage / Night & Day, 2004)Après avoir bourlingué avec des musiciens de renom comme Cheb Mami, Joe Zawinul, Nguyen Lê, Julien Loreau ou encore Bojan Z..., Karim Ziad a sorti son premier album personnel "Ifrikya" en 2001. Bien sûr qu'on retrouve sur les morceaux de cet album la plupart de ses amis musiciens ; mais il faut surtout préciser que Karim fait partie de ces rares musiciens qui après voir mis leurs talents au service d'un grand nom de la musique, décide de franchir le pas et de sortit leur propre album solo. Karim Ziad est d'abord un percussionniste, puis chanteur ; et aujourd'hui c'est un multi-instrumentiste aux plusieurs expériences qui nous propose son second album "Chabiba". Dans la première partie de cette rencontre, il revient sur ses premiers pas dans la musique au sein de sa famille, l'arrivée en France et les nombreuses rencontres qui lui ont permis d'améliorer sa technique et lui ont incité à partager ses compositions.