Il y a trente ans de cela, la ville d'Angoulême a vu naître un festival de musiques, au départ consacré au jazz mais qui s'est transformé d'année en année en une rencontre musicale multiculturelle. Injustement, le festival de musique ne bénéficie pas des même retombées médiatiques que celles de la Bande dessinée, et pourtant nombreux artistes africains et des dom-tom doivent beaucoup à ce festival et à son directeur Christian Mousset. Ce dernier n'hésitait pas à aller chercher les talents sur les cinq continents pour que la France goûte aux métissages culturels. Le bilan de ces trente ans de festival est plus que positif. Rencontre avec Christian Mousset et l'artiste martiniquais Dédé Saint-Prix qui reviennent sur les trente glorieuses des Musiques métisses d'Angoulême.

"Je ne voudrai pas que ça devienne un festival de business. On est dans un monde maintenant où on ne parle que de business. Quand on parle de mondialisation, c'est d'abord la mondialisation du capital. Je voudrai que ce festival reste un lieu de résitance qui essaye de montrer à quel point la diversité culturelle et musicale est en danger... " Christian MOUSSET.