Originaire de l'île de La Réunion, Nathalie Natiembé revisite le genre traditionnel Maloya et propose une sonorité beaucoup plus contemporaine. Le mot maloya viendrait du malgache ("maloy aho") qui peut se traduire par "parler ou dire ce que l'on a à dire". Longtemps considérée comme une musique rebelle, le maloya est avant tout un chant de complainte, chanté à l'origine par les esclaves qui se plaignent des mauvais traitements qu'ils ont subit. En 1981, après la reconnaissance officielle de la fête du 20 décembre, chanter le Maloya n'est plus interdit. Du coup, les Réunionnais ont pu redécouvrir les services kabare et autres cérémonies ancestrales de leurs cultures. Malheureusement, les femmes comme Nathalie Natiembé commencent à peine aujourd'hui à faire entendre leur voix.

Malagasy all-stars est le groupe formé par 5 artistes poids lourds, auteurs-compositeurs interprètes malgaches : Fenoamby, Régis Gizavo, Justin Vali, Dama, et Erick Manana. Leur première rencontre sur scène remonte à la soirée 'Madagascar un soir', un évenement organisé par l'agence de Voyages Jacaranda de Madagascar en Février 2003.

Rencontre avec le musicien malgache Germain Randrianarisoa, dit Rajery, un exemple de courage pour ses talents et sa forte volonté. Amputé de la main droite, il pratique la "Valiha", instrument traditionnel malgache, où l'utilisation des deux mains et des dix doigts est généralement requise. Rajery évoque son parcours et son implication dans l'association "Akombaliha" (Echos de la Valiha). Il nous propose aussi son analyse personnelle sur le dualisme entre les musiques occidentales et les musiques traditionnelles au sein de la jeunesse malgache. Rajery mène aussi des actions de sensibilisation à Madagascar pour revaloriser la "Valiha". Rajery est un habitué du Festival Musiques Métisses d'Angoulême. Après l'album "Dorontanety", il a monté une nouvelle formation avec le bassiste malgache Tôty et a enregistré son deuxième album "Fanamby". Il a aussi l'ambition de développer un festival international autour de la "Valiha" à Madagascar : "Angaredona".

Extrait concert d'Eliades Ochoa au 31ème édition du Festival Musiques Métisses d'Angoulême. Premier morceau : "chan chan" qui a été "la musique" du film de Win Wenders sur les Buena Vista Social Club.Paysan cubain réservé, Eliades Ochoa prend la tête du Cuarteto Patria en 1978 et mène ce groupe, qui éxiste déja depuis quarante ans, à la consécration internationale. Depuis les débuts du groupe ce sont des noms prestigieux qui ont croisé sa route tels que Compay Segundo, Reinaldo Hierrezuelo, Manu Dibango, Ry Cooder et Charlie Musselwhite, c'est dire que la qualité du quatuor à su séduire les plus grands. Tributo al Cuartito Patria est avant tout une lettre d'amour à la musique cubaine, à tous ces poêtes compositeurs qui ont laissés un trésor inestimable prêt a renaître a tout moment au travers des nouvelles générations.